Dépôts d’hydrocarbures liquides : catégories, cuvettes, distances et moyens de secours

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Les dépôts d’hydrocarbures liquides (essence, gasoil, fioul, solvants pétroliers) présentent des risques d’incendie de cuvette ou de réservoir, d’explosion de vapeurs et, pour certains bacs, de boil-over. Le règlement de sécurité de 2018 leur consacre un chapitre (articles 170 à 199).

Les catégories de liquides

Catégorie Définition
A Liquides extrêmement inflammables (A1 et A2 : hydrocarbures liquéfiés)
B Liquides inflammables de 1re catégorie : point d’éclair inférieur à 55 °C
C Liquides inflammables de 2e catégorie : point d’éclair de 55 °C à moins de 100 °C, sauf fuels lourds
D Liquides peu inflammables : fuels lourds

Le classement d’une installation se fait sur la capacité équivalente : 10A + B + C/5 + D/15 (article 171).

Les principales règles

  • zones à risque de type 1 et 2 autour des évents, postes de chargement, pompes et cuvettes (articles 177 à 179) ;
  • réservoirs aériens à au moins 30 m des limites du site, sauf exceptions (article 181) ;
  • cuvettes de rétention d’au moins 100 % du plus grand réservoir ou 50 % de la capacité totale, parois d’au moins 1 m, compartimentage selon la capacité (articles 142, 185, 186) ;
  • espacement entre réservoirs selon leur diamètre (article 187) et distances d’isolement calculées (article 189) ;
  • matériel électrique antidéflagrant en zone de type 1 (article 192) ;
  • réseau d’eau incendie maillé, couronnes d’arrosage mixtes eau et mousse pour les réservoirs de plus de 100 m³ (articles 194 à 196) ;
  • moyens permettant le refroidissement et l’extinction, avec des taux d’application de solution moussante de 5 à 15 L/m²/min selon les produits (articles 197 et 198) ;
  • clôture d’au moins 2,5 m (article 199).

Pour aller plus loin

Première Consulting réalise des études de dangers pour les établissements classés, ainsi que les plans d’opération interne qui en découlent.

Cet article présente les principales règles de façon simplifiée. Seuls les textes officiels font foi, et les prescriptions propres à chaque établissement (autorisation, étude de dangers, observations de la Protection civile) s’appliquent en priorité.